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Exemples de dossiers approuvés lors du comité technique de sélection du 2 juin 2005 :

Chantier Découverte - Vacances Solidaires 2005 - LA CARDABELA, La Couvertoirade (12), et Paris 11ème (75)
Le cinéma comme moteur et vecteur d’intégration d’un public de jeunes en difficulté - 2A Prod, Paris 13ème (75)
La pérennité du retour à l’emploi de « cadres quinquas » autour de la création d’entreprises. L’accompagnement à la création et à la pérennisation d’entreprises de « seniors » demandeurs d’emploi, longue durée ou non et/ou bénéficiaires du RMI par la mutualisation en temps partagé des compétences de « cadres seniors » demandeurs d’emplois, longue durée ou non et/ou bénéficiaires du RMI - ACE 94 - Le Service gagnant des créateurs, Val-de-Marne (94)
Un atelier de paroles à Belleville - Canal Marches, quartier Belleville à Paris 19ème et 20ème (75)
L’insertion des mères isolées, c’est possible - Association RSI La Ressource, Paris 17ème (75)

 

 

Chantier Découverte - Vacances Solidaires 2005 - LA CARDABELA, La Couvertoirade (12), et Paris 11e (75)

À Paris, de nombreuses personnes vivent au quotidien dans des conditions précaires. Pour elles, les vacances sont un luxe inaccessible. L’industrie du tourisme propose des séjours trop chers. Le tourisme social touche en priorité les actifs, ayant notamment un lien avec l’entreprise. La période des vacances est pour elles une parenthèse vide, souvent une rupture dans un parcours d’insertion.

Du mois d'avril au mois de juillet, La Cardabela met en place à Paris avec les partenaires associatifs du quartier Fontaine-au-Roi (XIe) des ateliers de préparation, pour faire surgir les questions liant le temps du parcours pour trouver ou retrouver un emploi et le temps des loisirs. L'objectif est de proposer aux participants de partir pour une semaine ou 15 jours dans un chantier de découverte et de partage d’activités liées à des métiers traditionnels (bois, pierre) sur le Causse du Larzac, de l’agriculture ou de l’accueil (restauration, hébergement) sur la ferme.

Ce séjour participatif, organisé ensemble avec l’aide des animateurs, bénévoles et salariés, résulte du partenariat entre l'association La Cardabela et la ferme-accueil de La Salvetat. Il sera constitué en alternance de participation à une activité concrète : construction d’une scène de théâtre fin juillet / début août, restauration de murets en pierres, en août et de temps de ballades, de repos, de rencontres et de débats avec les habitants (situation du travail en zone rurale et urbaine, situation par rapport au travail...). Il s’agit donc de mise en situation par rapport à des métiers permettant une approche différente du travail et du rapport loisirs/travail. Ces activités se présentent comme un prolongement logique des parcours d’insertion professionnelle ou de remobilisation entamés en cours d’année dans l’environnement associatif du quartier d’origine. Au retour à Paris jusqu’à avril 2006, des ateliers seront organisés pour : d’une part, faire le bilan de ce temps partagé (récits, expo-photo, etc) et d’autre part consolider et encourager la dynamique d’insertion. Après les vacances, le projet prendra, en effet, une dimension nouvelle puisqu’il s’agira de pérenniser des liens entre le quartier Fontaine-au-Roi et le Larzac. Des échanges réguliers seront favorisés avec les animations de La Cardabela sur le Larzac et les activités associatives du quartier Fontaine-au-Roi. L’expérimentation du Chantier Découverte - Vacances Solidaires 2005 doit ainsi déboucher sur la mise en place d’un projet pour 2006 et les années suivantes, incluant la mise en place d’un emploi salarié permanent. Les collectivités territoriales concernées (Paris, Larzac) seront sollicitées pour un financement pérenne sur la base des résultats obtenus en 2005. La Ville de Paris s’est déclarée intéressée par le projet.

Une évaluation sera pratiquée (quantitative et qualitative), d’abord en septembre puis trois mois plus tard sur l’évolution des trajectoires individuelles des personnes participantes au projet.

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Le cinéma comme moteur et vecteur d’intégration d’un public de jeunes en difficulté - 2A Prod, Paris 13e (75)

L’association 2A Prod, travaille depuis 1999 en direction d’un public de jeunes en difficulté d’insertion. Elle a mis en place et anime depuis 5 ans des ateliers audiovisuels dans le XIIIème arrondissement de Paris. Constituée de professionnels de l'image, elle enseigne l'art et le langage des images à divers publics (enfants, adolescents, et jeunes) en réalisant avec eux des oeuvres cinématographiques.

Forte de l'expérience et des savoir-faire acquis auprès de ces divers publics, elle souhaite aujourd'hui développer une nouvelle action : en utilisant comme support les techniques de réalisation audiovisuelle, il s'agit d'accompagner des jeunes en difficultés dans une démarche de projet et de responsabilisation leur permettant de s'inscrire dans une dynamique d’insertion sociale et professionnelle.

En effet, l'implication dans des projets artistiques, la participation effective à la réalisation collective de documentaires ou de fictions suscitent une forte motivation chez ces publics : elles favorisent l'acquisition de repères (organisation du travail, structuration des journées, respect des consignes, exigence de résultats, rythme de travail, délais et échéances), l'acquisition de connaissances (notions et gestes techniques), l'adhésion à une dynamique collective qui leur permet de se projeter dans l’avenir, (réalisation du projet dans la durée) : l’objectif est bien de développer chez eux l’autonomie, l’estime de soi et la responsabilisation par ce travail partagé de réalisation audiovisuelle.

Mais cette réalisation collective leur permet aussi d'élargir leur horizon, de découvrir, dans le cadre des différentes démarches entreprises, les structures d’accueil et d'accompagnement vers l'insertion (missions locales, associations d’insertion,...) et de s'ouvrir, grâce à cette première approche, à l'environnement économique et à ses contraintes.
La finalité du projet présenté est donc bien de réunir un groupe de jeunes de différentes origines pour les inscrire dans un parcours d’insertion : à terme, déterminer une orientation, choisir une formation, valider un projet professionnel.
Il s’agira de former leurs regards, de les éveiller à d’autres cinématographies que celles dites « du Marché », de leur apprendre à analyser les images et à les critiquer, afin qu'ils puissent adopter un point de vue différent, développer leur esprit critique, reconsidérer leur entourage, briser des tabous et des préjugés.
Après plusieurs séances d'initiation théorique et pratique en atelier, les jeunes seront capables de mener la démarche collective à son terme en réalisant eux-mêmes (de l'écriture du scénario au montage final) un film en équipe.
La mise en oeuvre des différentes étapes de cette réalisation favorisera des rencontres improbables ou jamais envisagées auparavant avec des secteurs d’activités professionnels, des acteurs de l’insertion sociale ou de l’emploi… Autant d'opportunités à saisir pour encourager leur insertion sociale et professionnelle future.

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La pérennité du retour à l’emploi de « cadres quinquas » autour de la création d’entreprises. L’accompagnement à la création et à la pérennisation d’entreprises de « seniors » demandeurs d’emploi, longue durée ou non et/ou bénéficiaires du RMI par la mutualisation en temps partagé des compétences de « cadres seniors » demandeurs d’emplois, longue durée ou non et/ou bénéficiaires du RMI - ACE 94 - Le Service gagnant des créateurs, Val-de-Marne (94)

Devant le problème constaté à ce jour du retour à l’emploi des « cadres quinquas », et face aux désirs croissants des + de 50 ans à créer leur propre activité qu’elle soit artisanale, commerciale, ou de services (54% de seniors au chômage souhaitent créer leur entreprise, soit + 9% en 2004 !), il nous a paru nécessaire d’allier les 2 publics.

L’ensemble des actions relatives au projet est basé sur le principe de l’accompagnement et l’implication morale et professionnelle d’un « Tuteur Cadre Senior » envers un porteur de projet senior.

L’association proposera un CAPE : contrat d’accompagnement au projet d’entreprise, engagement mutuel à la réalisation et à la pérennité de son projet, en passant par les étapes suivantes :
- De l’idée au projet (adéquation à la personne, au projet, et à son projet de vie)
- Du projet à l’entreprise (étude de faisabilité)
- De la création à la pérennité et au développement de l’entreprise sur les 5 premières années de son existence ;

L’association s’engage à accompagner au minimum 10 porteurs de projets pour cette année 2005, à partir du 1er mai avec un objectif minimum de 75 % d’entreprises encore existantes sur le territoire concerné au bout de 5 ans au lieu des 50 % actuels (Moyenne nationale). Notre expérience antérieure dans le monde de l’entreprise nous permet de penser cet objectif réalisable et raisonnable.

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Un atelier de paroles à Belleville - Canal Marches, quartier Belleville à Paris 19e et 20e (75)

Organiser, en direction des populations les moins favorisées (chômeurs et précaires, handicapés), et en collaboration avec plusieurs associations des quartiers concernés, un atelier leur permettant de s’approprier les outils d’une expression vidéo individuelle et collective.
L’atelier de paroles de Belleville mobilisera une dizaine de chômeurs et précaires, répartis en deux sous-groupes. Un réalisateur / animateur présentera les métiers de l’image (vidéo / TV). Les participants seront très vite invités à s’emparer pratiquement de l’outil vidéo et à occuper à tour de rôle toutes les positions de travail (cadre ; son ; journaliste ; montage), pour réaliser des entretiens, des portraits, des lectures de lettres, de poèmes. Ces images seront montées et restituées aux publics des quartiers dans des projections organisées par les associations partenaires, projections présentées par les stagiaires eux-mêmes. Passant directement de l’initiation à une première expérience professionnalisante, tous les participants seront intégrés, en tant que stagiaires rémunérés, à une équipe professionnelle réalisant une installation vidéo qui sera présentée dans un espace public : « Paroles de sans voix à Belleville. Belleville en voix».
Il s’agit ainsi de favoriser une conquête de l’image et de la parole par des personnes issues des milieux défavorisés et de les aider à restaurer une image d’eux-mêmes, en leur permettant d’être les acteurs de la construction d’un projet, de son lancement à sa conclusion; de renouer ainsi avec une activité collective aux contraintes professionnelles, avec une initiation aux métiers de l’image débouchant sur une première expérience concrète.

L’atelier sera un outil dynamisant dans une démarche de réinsertion des participants :
1. Par la découverte de métiers et par une expérience avec des professionnels de l’image (réalisateur / cadreur / monteur) débouchant sur des représentations destinées au public et donc valorisante pour les participants ;
2. Par un élargissement de la culture générale à travers cette expérience concrète des médias ;
3. Par un travail de chacun sur son image, bénéfique à son parcours de réinsertion social et professionnel ;
4. Par un suivi ultérieur, assuré par notre association en lien étroit avec les autres associations partenaires.

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L’insertion des mères isolées, c’est possible - Association RSI La Ressource, Paris 17e (75)

La destinée d’une personne n’est pas inéluctable ; quel que soit son parcours, elle peut le modifier à condition d’être soutenue dès le premier accueil et au rythme qu’elle se choisit. Les 12 mois de ce projet peuvent suffire à certaines mères pour commencer à trouver ou retrouver une autonomie par l’emploi, et peuvent être, pour d’autres, une première étape nécessaire.

Ce projet s’inscrit dans le travail du centre de proximité Kirikou situé dans un quartier « politique de la Ville ».
Le public du projet : 20 mères en charge d’enfants, en rupture avec les structures sociales, qui ne savent pas faire appel, qui n’ont souvent jamais eu accès à l’emploi, démunies, isolées, et qui doivent trouver un emploi pour accéder à un appartement ou pour le garder. Beaucoup de ces mamans sont amenées par leurs enfants accueillis à Kirikou après l’école.

L’objectif du projet : préparer l’accès à l’emploi des mères isolées
a- Expérimenter le travail préliminaire indispensable, en amont de l’accès à l’emploi, pour que ces femmes puissent envisager une activité (culturelle, sociale ou professionnelle) qui leur donne une certaine autonomie vis-à-vis des dispositifs sociaux. En particulier réunir les conditions favorables à une reconstruction ou à une construction de l’image et de l’idée que ces mères se font d’elles-mêmes.
b- Tirer les enseignements de cette expérimentation en termes de :
- qualité du premier accueil là où les femmes choisissent de faire appel ;
- accompagnement dans les démarches qu’elles auront décidé d’entreprendre ;
- qualité du partenariat avec les services publics de l’emploi, les organismes de formation, les services sociaux, les dispositifs d’accès au droit, d’autres associations

L’action :
Organiser les trois temps d’un accueil sans condition des demandes des mères isolées qui font appel à Kirikou.
1- Recevoir dans l’instant et traiter l’urgence.
2- Établir avec chaque mère un diagnostic collégial et interdisciplinaire de la situation familiale.
3- Étudier avec chacune des solutions et l’accompagner durant le temps de leur mise en oeuvre (demande d’une aide sociale, d’un logement, d’un mode de garde pour ses enfants, choix d’une formation, recherche d’un travail).

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